mercredi 2 mai 2012

Beyrouth-sur-Loire

Par Pierric Guittaut

Le pitch


Prenez une métropole régionale de 100000 habitants du centre de la France en période de campagne municipale. Ravagée par le chômage. Avec une municipalité sortante de droite bien rigide et bien “ficelle” dirigée par un patron autocrate du BTP. À sa botte, un jeune flic toxico, facho et retors à souhaits. Un autre flic, ancien des phalanges libanaises, vieux garçon au coeur sec d’avoir trop saigné. Une opposition de gauche dirigée par une non moins autocrate présidente du conseil général. Les tours HLM des quartiers nord contrôlées par la racaille et des islamistes où l'émeute tient lieu de distraction ordinaire. Une jeune fille juive dont le frère a été tabassé à mort pour le fun mais dont la justice ne veut pas entendre parler par crainte des émeutes. Un quotidien régional de gauche adepte jusqu’à la caricature de la culture de l’excuse. Une jeune journaliste stagiaire dont les dents rayent le parquet et les fesses prêtes à être sacrifiées à l'autel de l'ascension professionnelle. Un fils de bobo, au look de punk à chiens orné de l'habituel keffieh rêve du Grand Soir de l'intifada sur Loire. Des associations socio-éducatives pour jeunes dont les dirigeants se servent de levier pour leurs ambitions personnelles ou pour assouvir leur libido douteuse.

Secouez bien le tout, saupoudrez de meurtres, n’oubliez pas la sauce corruption, une bonne dose de sadisme, de racisme et de veulerie et servir saignant. Vous obtenez un délicieux cocktail de fin de civilisation, noir et poisseux à souhait. Le futur bulletin d’autopsie du continent qu’aura été  l’Europe.

Beyrouth-sur-Loire est de très loin le meilleur roman noir de désespoir qui m’ait été donné à lire depuis que Manchette, Jonquet et le Dantec des “Racines du Mal” nous ont laissé tomber il y a trop longtemps de cela.

4ème de couv’

Dans Beyrouth-sur-Loire, l’intrigue policière y est secondaire et s’efface devant les rapports de force entre personnages, sur fond de réalité sociale aux allures de poudrière de la France de ce début de vingt-et-unième siècle. Beyrouth-sur-Loire peut être envisagé comme un polar politique, au sens grec du terme. La véritable intrigue, c'est cette politikè, et le cadavre, celui de cette ville qui meurt lentement. 
D’ailleurs, si le lieutenant Jeddoun est un dur-à-cuire à l’ancienne, emprunté à l'école hardboiled, il est trop ambigu pour être considéré comme un héros et ses échecs sont révélateurs : son temps est révolu. Il n’est qu’un pion, perdu au milieu du no man’s land urbain où les égos se sont placés en embuscade, comme autant de snipers du cynisme ambiant. C’est désormais l'heure du chacun pour soi, et même pas Dieu pour tous, car la transcendance y brille surtout par son absence. Difficile de trouver une figure qu’on pourrait ranger d’emblée du côté du Bien.

Pierric qui ?

Grâces soient rendues à l’excellent Daoud Boughezala, talentueux chroniqueur de Causeur.fr (oui, l'excellent pure player de la réac’ chef Babeth Levy) qui a donné au pavé de Pierric Guittaut une visibilité que lui refuse la presse mainstream. Daoud n’étant pas un garçon sujet aux enthousiasmes de midinettes, son papier dans Causeur.fr m’a empêché de passer comme quasiment tout le monde à côté d’une oeuvre majeure du roman noir français de ces dernières années.
Gageons que ce ce modeste article de blog participera à donner à Pierric Guittaut la notoriété et le succès que son premier roman devrait provoquer. Mais ne rêvons pas trop, "Beyrouth-sur-Loire" est bien trop politiquement incorrect pour espérer le voir invité par Michel Field ou un de ses clones.

Et puis...

La suite de “Beyrouth-sur-Loire” s’appelle “Marshal Carpentel” et va paraitre sous peu aux éditions “Nuits Blanches”. Comme moi, courez l’acheter dès sa parution. Et gageons que ce second volet de la trilogie aura un tirage, un volume de ventes et une visibilité dignes du talent de Pierric Guittaut.

Clickodrome...

Dans le désordre le plus total, pour faire plus ample connaissance de Pierric Guittaut et de son livre.

lundi 6 février 2012

La dernière pitrerie (avant la prochaine...)

Ce week-end, le caniche préféré du président candidat et youzuolseuspekt ™ des infatigables chasseurs de bêtes immondes a gratifié un auditoire peu suspect de sympathie socialistoïde d'un aboiement qui lui est caractéristique et dont il nous honore périodiquement les portugaises si sensibles. Cette fois ci, Cloclo nous affirme qu'il y a des civilisations (suivez mon oeil droit) qui seraient supérieures à d'autres civilisations (suivez mon oeil gauche). Point barre. Notre ami Claude a, selon un schéma de com' plutôt "borderline" - as usual - calculé au mieux pour ne pas avoir à coller une migraine à son avocat. A aucun moment une civilisation supérieure ou inférieure n’est nommément désignée. Mais tout le monde a sa petite et grande idée là-dessus.

Bon, c'est une opinion que Claude exprime et ne vous attendez pas à ce que je tranche dans les lignes qui suivent une question que je laisse à des anthropologues et ethnologues bien plus savants que moi, vous, les politiciens et la caste médiatique. Et ne vous attendez pas à ce que je revendique le droit de manger les enfants de mes voisins en ragoût selon une recette de cuisine avec laquelle ma grand-mère Papoue a régalé ma tendre enfance, tout ça au nom du droit de l’égalité de ma culture ancestrale avec la votre.

D'autant que l'expression de cette opinion n'a pas donné lieu à un quelconque ombre de soupçon d’un éventuel projet de loi ou hypothétique plate-forme électorale. Donc du vent dans la plus pure tradition de la com’ Sarkozisto Guéantesque. Dans à peu près n’importe quel pays normal, la chose serait passée entre l’horoscope et un chien écrasé. Point à la ligne et fermez le ban.

Mais en France, cette saillie de notre bon ministre a - comme attendu et prémédité - provoqué une belle joute franco-tricoloro-franchouillistanaise que le monde entier, les yeux écarquillés devant un tel tsunami dans un verre d'eau tiède, nous envie. Et ce lundi matin, il nous est assez difficile d'écouter des informations de notre presse mainstream sans entendre tout ce que la nomenklatura politico-médiatique y aille, selon l'humeur, dans une condamnation outrée, indignée et sans réserve, au soutien “oui mais” avec explication hors de propos du camp politique de Cloclo. Et d’entendre ceux qui réduisent la civilisation orientale à l’excision des petites filles contre ceux qui rendent la civilisation chrétienne responsable des camps de la mort, avec la subtilité des argumentaires jetés à la gueule de l’autre et échange de Godwins. Etayés la plupart du temps par des sophismes où les slogans tiennent lieu de pensée, mais qui sonnent tellement bien dans les forums “citoyens” hantés par les mutins de Panurge.

Chapeau l'artiste. Les loups sont sortis des bois en meute. Occupant en ce lundi l'essentiel de l'espace médiatique quitte à faire passer au second plan un ou deux massacres sans grande importance au Nigéria ou en Syrie, et quelques SDF - qui, soit dit en passant sont sensés avoir disparu en 2008 - qui n'ont pas survécu à la dernière nuit glaciale.

Toute la gôche a foncé comme un taureau sur un chiffon rouge, tête baissée, avec son si caractéristique réflexe d’indignation pavlovien dès que notre ami Claude nous fait don de ses précieuses confidences. Cette gauche qui n’arrête pas de se gargariser en toute occasion avec “la république” et l’indépassable devise “Liberté, Égalité, Fraternité” - enfantés par on ne sait quelle civilisation - n’en est pas à une contradiction près, mais passons.

La drouate, comme à son excellente habitude, botte en touche et hurle au terrorisme intellectuel des Torquemada du politiquement correct, et joue la partition de son petit manuel du rebellocrate. Jouant hypocritement sur le fait que l’excellent Claude n’a à aucun moment, nommé une quelconque civilisation dans son petit comparatif. Tout le monde sait que Claude n’a pas eu le temps de signaler que son étude comparative, selon de rigoureuses règles métrologiques connues de lui-seul, mettait face à face les Aztèques et les Perses.

Tout ce raffut allant de l'étalage de bons sentiments dégoulinants à la haine pathologique, en passant par l’argutie victimaire habituelle, et même très rarement de points de vue pondérés et argumentés sur la question dont la réponse m’indiffère au plus haut point.

Comme chacun sait, notre pays qui compte quatre millions de chômeurs, dont la classe moyenne est en cours de prolétarisation, comme moi, bande de minables, dont l’insécurité - dans tous les sens du terme - explose, dont le nombre de SDF augmente régulièrement, dont les retraités chanceux devront s'en remettre aux poubelles généreuses de leurs voisins. Ce pays donc n'a qu'une obsession prégnante : “Y a-t-il des civilisations supérieures à d’autres ?”

L’intervention de Claude a été pour tous ces messieurs dames une occasion en or de faire passer en arrière plan - pour quelques jours - toutes ces conneries mesquines et terre-à-terre et pour lesquels les candidats à la présidentielle ont des réponses si bien emballées pour mieux en travestir le contenu d’une vacuité abyssale.

Qu’importent ce joutes. Ces messieurs-dames sauront se réconcilier autour d'un bon homard thermidor arrosé d'un Chablis grand cru dans les jours qui viennent, si tant est que leurs controverses ait eu un fond de sincérité, ce dont mon cynisme naturel me permet de douter. Et se concerter pour donner d'autres idées à Claude, notre scout toujours prêt à se rendre disponible pour insuffler aux joutes politiques la hauteur de vue une pertinence d’une rare acuité (ou l’acuité de la pertinence, comme vous voulez).

La droite battra en retraite bien ordonnée, comme programmé par ses communicants, dans quelques jours. Se donnant à moindres frais le beau rôle de victime de l’escarmouche pour délit de sale gueule. Mais les dits communicants planchent déjà sur la prochaine provoc’ de Guéant, Mariani, Lefèvre ou Estrosi. Les meilleures clients pour aller au charbon.

The show must go on...

dimanche 16 mai 2010

L'Auberge des Chenêts

La gastronomie au prix de l'ordinaire...

... parisien.

Lorsque votre route vous amène à proximité d'Avallon vers midi, ne ratez pas cette opportunité de vous offrir un déjeuner gastronomique pour - presque - le prix d'un restaurant parisien ordinaire.

Pour commencer, les menus sont au nombre de deux. Vous choisirez selon votre faim, sachant que la qualité des mets est égale quelque soit la formule retenue.




Une carte est également disponible pour trouver son bonheur ailleurs.



Un service irréprochable vous accueile dans un cadre familial pour vous servir toute une collection de plats très raffinés. Jugez-en par les photos (ratées) qui vous présentent quelques extraits de menus et la carte.



Les vins sont à la hauteur des plats - autant pour les prix que pour leur saveur. Si vous hésitez, le patron se fera un plaisir de vous proposer celui le plus approprié à votre choix de plats.

Compter environ 50 € par personne avec le vin. La réservation préalable est très recommandée.




Auberge des Chenêts
Michèle et Bernard Gillot
89200 Valloux
Tél. : 03 86 34 23 34
Fax : 03 86 34 21 24

samedi 24 avril 2010

Underworld USA


Oui, je sais. J'ai pas mal de retard sur les professionnels de la profession pour chroniquer le dernier gros pavé du maître James Ellroy. Mais enfin, ce délai est à mettre en rapport avec les nombreuses années durant lesquelles j'ai dû attendre - et vous aussi certainement - cet énorme et dernier pavé de plus de 700 pages.

Pour commencer, le titre. "Underworld USA" est en effet à la fois le titre de la trilogie commencée par "American Tabloïd", puis suivi de "American Death Trip", ainsi que le titre du dernier volume qui clôt la dite trilogie. Curieux choix de l'éditeur français alors que le titre original de ce pavé est "Blood's a Rover" (littéralement "le sang circule").

Quoique James Ellroy emploie beaucoup moins l'écriture dépouillée à l'extrême des deux tomes précédents (sujet + verbe + complément), ses phrases n'en appuient pas moins l'atmosphère noire, poisseuse et violente du récit. L'emploi de "bamboula", "pédé" et autres termes - variant du politiquement incorrect au franchement borderline - est quasi systématique. Plombant ainsi l'atmosphère pesante de haine omniprésente.

Le casting

On reprend donc les personnages du tome précédent - ou plutôt, les survivants. Exit donc Pete Bondurant - une mort naturelle étant ici assez rare pour être saluée - et bienvenue à d'autres personnages réels - tels Richard "tricky" Nixon. Ou imaginaires tel que Marsh Bowen - un flic noir et homosexuel, sous-marin et pigeon/manipulateur. Crutchfield - un détective amateur et mateur mais investigateur hors pair et personnage principal. Joan Klein - une activiste communiste clandestine.

Le pitch

Comme dans les deux tomes précédents, la trame du roman s'inscrit dans l'histoire des USA des seventies, entre Las Vegas, Los Angeles et Saint-Domingue. Les USA des magouilles politiciennes, du racisme en pleine forme - merci pour lui -, de la mafia intouchable et du soutien affiché aux dictatures bananières.

Crutchfield est embauché par un chroniqueur millionnaire et raciste d'Hollywood pour retrouver sa maîtresse d'un soir qui s'est sauvée en bourrant de dollars son sac à mains. Wayne Tedrow junior, aidé de tueurs psychopathes d'extrême droite, est stipendié par la mafia pour faire construire des casinos en Amérique centrale tout en arnaquant Howard Hugues. Dwight Holly est chargé par Edgar Hoover de faire tomber les groupes d'activistes noirs concurrents des black panthers.

Leurs pistes respectives croiseront celle de Joan "la rouge" Klein qui collecte des fonds pour la révolution à Saint-Domingue.

Se greffe dessus la suite d'un braquage sanglant ayant eu lieu plusieurs années auparavant. Dont le butin saupoudre le déroulement du roman.

Rédemption et trahison

Le déroulement de l'histoire sera conclu sous le signe de la rédemption. Commençant par celle de Wayne Tedrow pour finir par celle de Crutchfield en passant par celles de Marsh Bowen et de Dwight Holly. Les petites mains des coulisses de la grande histoire ont pour habitude de solder leurs dettes de trahisons, de violences et de duplicité de façon radicale. Chacun plaçant le curseur à sa façon entre l'aspiration à la paix et l'auto-destruction. C'est le happy-end "à la Ellroy", sachant que la noirceur de ses romans n'y laisse généralement pas la moindre place.

Les personnages féminins reflètent par contre l'estime particulière que James Ellroy porte au beau sexe. Karen Sirfakis, la maitresse (principale) de Dwight Holly est une caricature de cruche bobo-gauchiste. Quand à Joan, manipulatrice à souhait, elle mène tout son monde par le bout du bout ou du nez comme elle respire, l'aspect politique de ses motivations étant sujettes à caution.

Et pour finir

Le dogue achève ainsi son "Guerre et Paix". Un pavé qui demeurera un des phares majeur - désolé pour le cliché - de la littérature noire à coller dans vos rayons à côté de l'intégrale de Raymond Chandler.

Bref, à lire d'urgence pour au moins avoir quelque-chose qui nous change de l'invasion de la collection de clones de "Da Vinci Code" en attendant les ceux de "Millenium" qui ne sauraient tarder.

Ah, oui, et mon exemplaire est dédicacé par le Dog soi même, et donc non, je ne le prête à personne.

Aux Artistes



Les crocs et le frigo vide ? Vous êtes vers le boulevard Pasteur à Paris ? Voilà ce qu'il vous faut...

En ces temps de pouvoir d'achat en berne ou en chute libre, il est bon de savoir qu'il reste des cantines à l'ambiance familiale qui peuvent nous régaler sans vous obliger à aller taper vos amis et votre famille pour assurer vos fins de mois.

Le restaurant dit "Aux Artistes" est sis rue Falguière presque au croisement du Boulevard Pasteur. Oui, on a vu plus sexy ou branchouillard comme emplacement, mais comme vous je m'en fous pas mal.

Le décor : quelques centimètres carrés de murs ne sont pas couverts de plaques d'immatriculation américaines. Pas très original en effet mais là ne se trouve pas l'intérêt principal de l'estaminet.

L'accueil est franchement chaleureux. Et - originalité - le sympathique serveur vous fournit en même temps que le copieux menu un stylo et une feuille de papier sur laquelle le client affamé est invité à noter sa commande.

La dite commande est à choisir dans la liste impressionnante de plats proposés pour la modeste somme de 14 € (entrée + plat + dessert), comme l'atteste la photo.

Bon. Venons à l'essentiel. Qu'y mange-t-on ? Eh bien le plus impressionnant pour un menu de ce prix est le choix proposé, les rares restaurants approchant ce tarif ne proposant que le plat du jour dans la formule.

Vu l'étendu de cette liste, je ne pourrai bien entendu pas étaler l'ensemble des mérites individuels de chaque plat. Je me contenterai juste de vous recommander le confit de canard. Oui, un confit de canard dans un menu à 14 €.


Ah, oui. Le seul point noir. Venez avec du liquide ou un chéquier. La surprise est que l'établissement n'accepte pas les cartes de crédit.

Bon ap'

Ah oui. L'adresse :
63, rue Falguière
75015 Paris
Tél. : 01 43 22 05 39

samedi 15 août 2009

Citoyens clandestins : un Underworld USA au Franchouillistan

DOA quoi ?

Vous avez aimé les deux premiers tomes de Underworld USA du génial James Ellroy, et comme moi vous piaffez d'impatience depuis 2002 à l'annonce du troisième tome "American Madness" prévue pour cet automne.

En attendant soit vous replongez dans les deux premiers tomes pour vous remettre l'ambiance glauque de ce thriller politique grandiose du maître. Ou bien, si vous avez déjà refilé ces deux premiers tomes, ou si vous les avez encore en mémoire, je vous propose en guise de hors d'oeuvre de dévorer le pavé de DOA Citoyens clandestins qui vient de sortie en format poche chez Folio.

Sans vous révéler la fin, la trame de ce pavé de 700 et quelques pages en format poche vous ramènera dans la France autour du 11 Septembre 2001. Des islamistes préparent un attentat énorme sur le sol européen. Où, quand, qui, avec quoi ? Les différentes officines barbouzardes françaises (DST, DGSE, DRM et j'en oublie) se tirent joyeusement dans les pattes à coup de procédés tordus pour tirer la couverture, sortir le parapluie, trouver un bouc émissaire, rouler pour Jospin ou pour Chirac selon le sens du vent, et accessoirement mettre les terroristes hors d'état de nuire lorsqu'ils en ont le loisir.

Au milieu de tout ça... Une jeune journaliste, aussi candide qu'ambitieuse, sera prise dans la tourmente entre son mari jaloux, son mentor à mains baladeuses et les protagonistes de cet imbroglio terroristo-barbouzard. Un capitaine, fils de harkis, infiltré chez les fous furieux d'Allah, qui se rend compte peu à peu qu'il est destiné à servir de fusible à sa hiérarchie comme l'a été son père quarante ans auparavant. Un électron libre d'une officine privée de "sécurité", équipé comme James Bond qui laisse une trace douloureuse et sanglante sur son passage, tout en écoutant du Bashung ou du Bowie avec son lecteur MP3.

Quel rapport avec le grand James de Underworld USA ?

DOA a repris de James Ellroy un style d'écriture nerveux fait de phrases courtes et violentes. Des électrons libres à la gâchette facile pour infiltrer ou torturer les barbus. Des tas de personnages retors, manipulateurs et pervers (le casting est en annexe pour éviter de perdre le lecteur) qui font peu de cas des conventions de Genève. Pas de manichéisme facile, avec l'obscurité contre la lumière, mais que du gris plus ou moins sombre ou plus ou moins poisseux. Et une ambiance de noir glacé dans laquelle le maître James nous a déjà plongé des nuits entières.

What esle?
  • Citoyens clandestins a été couronné par le grand prix de la littérature policière 2007. Comme Manchette, Malet, Japrisot, Siniac ou Daeninckx.
  • DOA est bien entendu un pseudo (Death On Arrival). En littérature, on dit plutôt un "nom de plume".
Je cours m'acheter les trois autres bouquins de DOA. dont "Le serpent aux mille coupures" qui vient de sortir.

Bonnes nuits blanches.

samedi 4 avril 2009

HADOPI workaround


Comme moi, tu as bien entendu ?

Si je résume bien les propos de madame Albanel, il suffit de prouver que l'on n'est pas à la maison lors du téléchargement pour être dédouané.

Voici donc une petite recette pour tous les contrevenants potentiels pour continuer à télécharger ce qu'ils veulent dans le respect de la loi HADOPI.

Ce dont tu as besoin, outre la connaissance basique du contrôle de ton ordinateur :

  • Un routeur, ceux qui comme moi sont chez free.fr peuvent utiliser le routeur de leur freebox.
  • Un client bittorrent proposant le contrôle à distance. Personnelement, j'utilise Transmission, disponible pour Linux et MacOS. Si tu es équipé Windows, tu trouveras sûrement ton bonheur ici.
  • Un accès internet au boulot.
Le routeur

Tu as besoin de connaître :
  • Ton adresse IP externe. Si le tableau de bord de ton FAI est muet à ce sujet, voici où tu pourras la voir.
  • Ton adresse IP locale. Il suffit de lancer la commande "ipconfig" sous Windows ou "ifconfig" pour les autres. Il s'agit généralement d'une adesse du style 192.168.xx.yy.
  • Un port d'écoute libre. J'ai choisi arbitrairement 9000 pour la suite de cette démo mais tu peux en choisir un autre autorisé par ton FAI.
Modifie ensuite le paramétrage de ton routeur pour accepter les connexions entrantes, et route le port 9000 à ton adresse IP locale. Là l'opération dépend trop du logiciel de conrôle de ton routeur pour pouvoir te détailler l'opération. Lis donc la doc fournie avec.

Au tour de Transmission

Désolé, débrouille-toi avec la doc de ton client bittorrent pour reproduire la même chose si tu ne peux pas (veux pas) installer Transmission.

En tout premier lieu allons faire un tour sur les options. Bien entendu, tu mets ce que tu veux dans "Utilisateur" et "Mot de passe".


Maintenant, après le petit dej' et juste avant de partir au boulot, allume ton ordi et lance Transmission. Mets immédiatement les transferts en "Pause". Le but du jeu étant qu'il ne faut absolument pas que tu sois chez toi lors du téléchargement.

Une fois arrivé au boulot, assure-toi que quelques collègues et surtout ton boss ont noté ta présence.

Après t'être éventuellement assuré d'un coup de téléphone qu'il n'y a personne chez toi, tu te jette sur le premier ordinateur qui se présente (le tien ?), ouvrir ton navigateur et te propulser à l'adresse "http://10.11.12.13:9000". Bien sûr, tu remplaces "10.11.12.13" par ton adresse IP externe notée plus haut.

Une fois que tu as répondu à la demande de nom d'utilisateur et mot de passe, voilou... L'écran ci-dessous ne nécessite pas de commentaire. Tu prend le contrôle de Transmission comme si tu étais à la maison.




N'oublie pas de remettre tout ça en pause avant de rentrer à la maison et apprécier le résultat.

Merci qui ?

dimanche 1 février 2009

Gaza, ça fait vendre coco


Bon, je l'admets, je provoque un tantinet avec ce titre. Mais ne vous attendez pas à lire une prise de position pour un camp ou un autre dans ce petit billet. Le conflit du moyen orient (tm) et tout le bruit qu'il y a autour (couverture médiatique, prises de position, mobilisation publique, etc...) mettent une fois de plus en valeur le fait qu'il y deux poids et deux mesures dans la médiatisation des conflits et grands malheurs de ce monde.

Juste un petit rapel : Il y a une région africaine qui s'appelle le Kivu, située à cheval entre le Rwanda et le Congo (ex Zaïre). Les divers conflits tribaux qui ensanglantent la région, attisés par les richeses minières du coin, on fait la bagatelle de 4 millions de morts depuis 1996. Ce chiffre gigantesque est une estimation vraisemblable puisque aucun décompte réel ne peut être effectué au vu du bordel ambiant, les ONG ayant le courage de venir au secours des populations n'ayant pas les moyens de leur mission.

Bref des massacres de grande ampleur qui feraient passer le conflit Israël-Hamas pour une rixe un tantinet énervée entre voisins mal lunés. Car au rythme actuel, il y aura eu autant de morts au Kivu ce dernier week-end que dans la bande de Gaza depuis le début de l'opération "plomb durci".

Bien entendu, ceci n'est pas trop couvert par les journalistes, vu que la région manque d'hotels avec draps propres, eau, électricité et accès Internet ne courent pas les rues. Je n'ai également jamais entendu parler d'une quelconque mobilisation populaire et prises de position de nos médiatiques droidlhommistes patentés en faveur des populations matryres de ces régions dont personne n'a entendu parler.

Alors quoi ? C'est un histoire de nègres qui se tapent dessus ? C'est un ingérence inadmissible dans le droit des peuples africains à s'entre-massacrer ? C'est trop loin de chez nous ?

lundi 22 décembre 2008

Petit bréviaire de la novlangue

Bréviaire de la novlangue

Dans vos communications professionnelles, vous utilisez certainement les termes classiques que la belle et riche langue de Molière met à votre disposition pour exprimer avec exactitude le fond de votre pensée. Eh bien vous faites certainement partie des has-been - oups excusez, des survivances paléontologiques à dater au carbone 14 - de notre société moderne du vingt et unième siècle. En un mot, vous êtes obsolète. Autant dire quasi mort - ce que vous devriez avoir l'ultime élégance de devenir à ce stade.

Etant dans un jour de grande bonté, je vous fourni ci-après LE vocabulaire à retenir et employer de toute urgence dans les différentes communications et conversations, surtout dans le cadre de votre profession. Vocabulaire qui vous classera automatiquement parmi ceux dont le jugement fait autorité et vous extraira de la foules des vulgus pecum vautrés dans la fange de l'ignorance crasse et tout justes bons à servir de néo-esclaves à la classe des prédateurs des temps modernes.

N'ayez pas peur d'user et d'abuser de ces mots dans vos phrases, y-compris si celles-ci aboutissent à un résultat dénué de sens. L'important étant de pouvoir faire comprendre à vos interlocuteurs que vous faites partie de la caste des gens éduqués, voir des grands leaders charismatiques.

Il est d'ailleurs inutile de postuler à un emploi dans le marketing - oups "marquetique" - ou la communication si vous n'êtes pas capable de placer un seul de ces mots par phrase que vous prononcez.

Voici parmi les plus célèbres en vrac, étant pris d'une soudaine crise de flemme de tri alphabétique au moment d'écrire ces lignes :

• Problématique (nf.) - je ne suis pas sûr de l'orthographe, ce mot ne figurant pas dans mon dictionnaire. Terme à employer impérativement en lieu et place de "problème".

• Exhaustif (a.) : Utilisez impérativement cet adjectif en lieu et place de "complet".

• Solutionner (v.) : Le Français propose déjà le verbe "résoudre", mais l'utilisation de "solutionner" vous permet de noircir plus de papier ou de susciter l'admiration de vos interlocuteurs/lecteurs une seconde de plus.

• Brain storming (nm.) : Non, ce n'est pas un tempêtage de cerveau, mais ce que les gueux appellent une scéance de réflexion collective.

• Proactif (a.) : Adjectif fourre-tout pour désigner une personne ou un service diantrement à l'écoute de ses clients et apte à précéder ses désirs. S'utilise en lieu et place de "vigilant" ou "serviable" mais sans pour autant faire passer la personne à laquelle cet adjectif est accolé pour un larbin, mais qui n'en est pas moins un.

• Benchmark (nm.) : N'utilisez plus le terme "évaluation" devenu si désuet. Le terme "benchmark" est fait pour vous. A noter également le verbe "benchmarker".

• Créatif (nm.) : Tarlouze pistonnée et généralement cocaïnomane d'une agence de pub (sur) payée pour vendre - à prix d'or - les croûtes réalisées par les graphistes stagiaires. Le principal talent du créatif étant la maîtrise parfaite d'un vocabulaire "novlangue" bien plus riche que celui exposé dans ces lignes. A ne pas confondre avec l'adjectif "créatif" qui conserve son sens académique.

• Communiquant (nm.) : Individu passé maître dans l'art de déployer les rideaux de fumée. Le communiquant est généralement poussé en avant pour enrober les mauvaises nouvelles de termes positifs. Comme le créatif vu ci-avant, le communicant ne sait pas faire deux phrases sans placer au moins un mot de novlangue, c'est une seconde nature chez lui.

• Valeur ajoutée (nf.) : Se dit pour qualifier un produit ou un service pour justifier une facture salée, la valeur étant généralement ajoutée uniquement à la dite facture.

Je ne suis pas encore un pro comme le communiquant ou le créatif (voir ci-dessus) mais à la lumière du petit glossaire exposé ci-avant, vous êtes en mesure d'écrire ceci :

"Nous avons élaboré un benchmark pour solutionner de façon exhaustive votre problématique, à la suite d'un brain-storming réunissant nos communicants et créatifs les plus proactifs."

Ca a de la gueule ça. Même si c'est pour raconter à votre client qu'on a fait plancher des besogneux qui n'ont pas été foutu de trouver une solution juste avant de déployer le rideau de fumée.

Merci Gillux. Dire qu'avant la lecture de cet article vous auriez écrit une niaiserie aussi sexy qu'un matériel agricole soviétique des années soixante du style :

"Nous avons évalué les diverses solutions à votre problème lors d'une séance de réflexion réunissant nos consultants les plus inventifs".

Comme écrit plus haut, cette petite liste n'a pas la prétention d'être complète. Pour ceux et celles qui ont envie d'en connaître plus, je recommande la lecture des sites Web traitant de marketing, de stratégie d'entreprise, ainsi que l'excellent émission "La vie des media" sur TF1 où vous pourrez entendre les formules les plus croustillantes du domaine.

vendredi 14 novembre 2008

Du vécu

Du réchauffé même car 1000 versions de cette blague - plutôt triste d'ailleurs - circulent sur la toile. Mais tellement d'actualité dans notre cher Franchouillistan que je ne résiste pas à l'envie de poster ceci, étant actuellement rameur dans une situation similaire.

Deux entreprises, dont une de notre pays, décident de faire une course d'aviron dans le but de montrer leur savoir-faire dans le domaine de la galvanisation des troupes.

Les deux équipes s'entraînent dur.

Lors de la première épreuve, les étrangers gagnent avec plus d'un Kilomètre d'avance.
Les nôtres sont très affectés. Le management se réunit pour chercher la cause de l'échec. Une équipe d'audit constituée de seniors managers est désignée. Après enquête, ils constatent que notre équipe, qui est constituée de dix personnes, n'a qu'un rameur, alors que l'équipe étrangère comporte un barreur et neuf rameurs.

La direction décide de faire appel au service de consultants internes. Leur avis, entoure de précautions oratoires, semble préconiser l'augmentation du nombre de rameurs. Après réflexion, la direction décide de procéder à une réorganisation.Il est décidé de mettre en place un manuel qualité, des procédures d'application, des documents de suivis...Une nouvelle stratégie est mise en place, basée sur une forte synergie. Elle doit améliorer le rendement et la productivité grâce à ces modifications structurelles. On parle même de zéro défaut dans tous les repas de brainstorming. La nouvelle équipe constituée comprend maintenant:

  • 1 directeur général d'aviron
  • 1 directeur adjoint d'aviron
  • 1 superviseur d'aviron
  • 1 consultant de gestion d'aviron
  • 1 contrôleur de gestion d'aviron
  • 1 charge de communication d'aviron
  • 1 coordinateur d'aviron
  • 1 barreur
  • 1 rameur

La course a lieu et notre équipe à 2 kilomètres de retard. Humiliée, la direction prend des décisions rapides et courageuses : Elle licencie le rameur n'ayant pas atteint ses objectifs, vend le bateau et annule tout investissement.
Avec l'argent économise, elle récompense les managers et superviseurs en leur donnant une prime, augmente le salaire des directeurs et s'octroie une indemnité exceptionnelle de fin de mission.

Well, une caricature, bien sûr, mais une caricature n'est qu'un exagération d'un phénomène bien réel.

mardi 27 mai 2008

Petite obscénité en passant


De quoi te plains-tu piétaille ? Ton pouvoir d'achat dégringole ? Bien fait pour ta gueule ! T'avais qu'à mieux choisir ton métier.

Moi, ça va, j'ai pas à me plaindre (âmes sensibles, cocus professionnels, fauchés éternels s'abstenir de cliquer).

Si tu veux améliorer ton pouvoir d'achat, il te suffit d'écouter les judicieux conseils de Christine Lagarde.



Je me demande toujours comment elle a fait pour ne pas être prise de fou rire. Je n'aurais pas pu me retenir à sa place.

Accepte néanmoins mes excuses pour tout le vomi que la lecture du lien ci-dessus a pu projeter sur ton clavier.

samedi 10 mai 2008

Le grenelle de l'environnement


Afin de faire un gros raffut médiatique vert délavé, not' bon sarkomaître a sorti de son chapeau magique le Grenelle de l'environnement. Une bonne grosse commission de sages (et certainement d'énarques vu le style de la prose produite) comme notre belle république de l'ex-camembert au lait cru les aime (*).

Cher lecteur, tu pourras lire la prose pondue par la dite commission sur son site http://www.grenelledelenvironnement.fr/ . Je sais, le style littéraire utilisé vous donnera rapidement l'impression de lire les plus beaux chapitres des dernières éditions du journal officiel, quelques jolies couleurs en plus. Il te sera donc certainement difficile de lire tout ceci sans plonger dans une certaine somnolence et nécessitera donc une augmentation de ta dose quotidienne de caféine. Mais comme l'exercice mon métier m'a entraîné à lire - et comprendre, si, si ! - les plus hauts sommets de la littérature technocratique, j'ai pu en extraire la substantifique moelle.

Après énumération des mesures préconisées, et attendues - on n'interdit pas de polluer, on fait payer le droit de polluer - j'y ai remarqué deux omissions criantes parmi les thèmes abordés et mesures préconisées

Je passe en revue la conclusion du grenelle de l'environnement et remarque deux absents de marque :

  • La diéselodépendance du parc automobile du franchouillistan
  • La promotion du télétravail

Seul le CO2 pollue !

Oui, le seul critère de pollution retenu pour les véhicules à moteur thermique est le poids de CO2 par kilomètre parcouru. On éxonère ainsi le diésel des autres critères de pollution et plus particulièrement des particules de suie et du soufre qui sortent des pots d'échappement des véhicules consommant du gazole.

Dans de nombreux pays, le gazole est plus cher à la pompe que l'essence sans plomb, dans d'autres, le diesel est interdit pour les véhicules individuels. Mais dans notre beau pays bananier, on ne se fâche pas avec les lobbies, Le poids des lobbies a la vie dure dans notre belle ripoublique qui révèle en cela son côté bananier.

Et le télétravail, il refoule du goulot.

Alors là, c'est quelque-chose que je n'ai pas capté. Dans un pays où des centaines de milliers d'actifs doivent perdre deux heures par jour dans les embouteillages, passer leur première heure de travail pour gagner de quoi financer les deux heures vues plus haut, et gratifier la planète de quelques tonnes de CO2 et autres suies vomitives vues plus haut.

Ya pas un expert de la commission qui a émis, même timidement l'idée, que les entreprises ne sont pas encouragées à recourir plus massivement au télétravail, lorsque le poste est compatible avec l'éloignement physique du salarié ou prestataire.

La France fait partie des pays les mieux équipés au monde en terme d'infrastructures Internet, et le prix mensuel de l'abonnement ADSL avec n'est rien comparé avec la part du coût locatif pour une personne dans un immeuble de bureaux.

Chapeau bas. La pollution a encore de l'avenir, du moins avec des mesurettes comme celles retenues par notre belle commission que le monde entier nous en envie.

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(*) "Quand on veut noyer un problème, on nomme un commission" - George Clémenceau

lundi 4 février 2008

L'édulcorant est passé sur le poids des mots


Ca couvait déjà depuis déjà quelques temps, beaucoup d'entre toi, cher lecteur, se souvient certainement des cris d'orfraie et des procès en fascisme rampant qui avaient accueilli Michel Rocard lorsqu'il nous avait confié que "La France n'a pas pour vocation d'abriter toutes les misères du monde".

Ca a continué lorsque Chevènement a osé, l'ignoble, traiter de sauvageons les représentants de notre belle jeunesse qui participent à l'expansion de l'économie nationale par le renouvellement du parc automobile, qui ont la bonté d'initier les jeunes filles aux joies des rapports sexuels - anals de préférence - à l'insu de leur plein gré et finissent la journée par un caillassage en règle des pompiers qui ont l'outrecuidance de vouloir couper le chauffage des plus démunis par recyclage pyrotechnique direct des ordures ménagères.

On a eu droit il y a quelques années au pamphlet mou de Daniel Lindenberg qui a cru bon intégrer les penseurs et écrivains parmi les plus brillants dans la catégorie "réactionnaire", tous accusés de ne pas se plier au dogme très en vogue de la pensée unique démocratiste (attention, je n'ai pas écrit "démocrate"). Est réactionnaire tout outrecuidant pensant que la démocratie est un système politique imparfait et devant s'enrichir de sa propre critique.

Mais maintenant, et plus particulièrement depuis que not' bon président Sarko, roi des média complaisants, ben... est not' président, la bien-pensance se déchaîne sans la moindre vergogne sur tout et surtout sur rien, quelques mots parfois.

Le ponpon est tout particulièrement décroché - chapeau bas - par nos cher militants qui ont squatté les blogs de Libé et qui ont osé - de par leur prise de position dans leurs blogs - se comparer aux résistants et autres combattants de la libération tout en comparant le pouvoir en place à celui qui a gouverné les "heures les plus sombres de notre histoire" (tm). Il est notoire que de nos jours, publier des propos sarkophobes sur un blog "résistant" vous fait encourir le peloton d'exécution après bien entendu le passage à la salle de torture.

Maintenant, plus aucun politicien ou même homme public, fût-il bien intentionné ne peut prononcer le mot "détail" sans entendre hurler au lepénisme nos chiens de garde du langage public bien pensant rasé de près et estampillé conforme à l'éthique humaine. Ne parlons pas du terme "ADN" que les désopilants gagmen de Libé ont cru bon de renommer "ADHaine", comme "FHaine".

Grâce soit donc rendue à tous ceux et celles, qui grâce à leur sens de la nuance, de la subtilité, de la mesure dans l'emploi de leurs mots ont réussi à rendre quasi inoffensifs des mots comme "fascisme", "nazisme", "rafle", "déportation", "torture", "terreur" (...)*. Mots que l'on peut désormais utiliser aussi bien pour Rachida Dati ou Brice Hortefeux que pour Pol Pot ou Hitler sans la moindre vergogne ni arrière pensée.

Il est inutile de conclure que ceux qui terminent ces lignes en pensant que l'auteur de ces lignes est un réac sarkobushiste hystérique n'ont absolument rien compris à la teneur de ces lignes. Bon, je l'ai quand même conclu mais je ne pouvais pas y résister. Il s'agit juste d'une sorte de cri de désespoir à l'écoute des "arguments" et vocabulaire de ceuzécelles proches de mon camp politique grâce auxquels la gauche ne risque pas de revenir un jour aux affaires sans gaffe ou échec énorme de la majorité actuelle. Le pouvoir en place ne les en remerciera jamais assez.




(*) Je te laisse le soin, cher lecteur, de remplir les points de suspension en répondant à ce billet.

mardi 9 octobre 2007

"Les" cordes de basse


Raah, j'ai enfin trouvé - si je dis "enfin" c'est que j'avais mal cherché - "les" cordes de basse. Du son brillant, de la patate ET de tout ceci dans la durée. Et pour finir, cerise sur le gâteau, ces qualités duuuuurent.

Simple : j'ai installé ces cordes il y a un mois, et elles sonnent toujours comme si elles étaient neuves. Avec les GHS boomer que j'utilisais avant, ce même son ne durait que quelques jours, voir quelques heures en cas de slap intensif, après quoi je passais à la corvée de cuisson des cordes pour qu'elles puissent me gratifier quelques heures de plus de leur brillance passée.

Outre leur qualité dans la durée, le toucher de ces cordes donne un glissé tel qu'on peut maintenant bastonner celles-ci sans chausser des gants de fer (ceux qui on essayé les Ernie Ball savent de quoi je cause).

Bon, enfin je mets un terme au suspense pour les ceuzécelles qui n'ont pas vu l'image, il s'agit des cordes Elixir, et plus précisément des Elixir Nanoweb.

Bien évidemment, tout n'est pas idyllique dans le monde, y compris le monde des cordes de basse. Et toute qualité, fut-elle exceptionnelle, a son revers. Pour ces cordes, c'est le prix. Compter environ 50 € pour un jeu de cordes contre environ 20 € pour les jeux de cordes habituels. Mais comme ces cordes durent bien plus longtemps...

vendredi 21 septembre 2007

Ca y est, j'ai mon OpenId


La gestion des logins et mots de passe pour les dixaines de sites sur lesquels j'ai un compte commence à me gaver sérieusement.

Il y a toujours la solution KeePass qui permet de gérer sa base de données personnelles d'accréditation aux différents services internet dont je dispose. De plus, Mac OS est muni de son propre système de gestion et de protection des mots de passe externes, le trousseau d'accès.

Bon, tout ça ne m'aide pas vraiment lorsque je suis loin de mon Mac, sans ma clé USB et sa base KeePass (alias: mode geek = off) et plein de trous dans ma mémoire.

OpenId est la réponse à ce genre de problématique. Il suffit de s'inscrire chez un fournisseur OpenID, et on dispose alors d'un login unique sous forme d'URL que l'on peut utiliser pour tout un tas de sites.

Bon, il n'y a pas encore des masses de sites ou services qui utilisent l'authentification OpenID, mais cette technologie d'authentification est le "buzz" du moment, et il y a fort à parier que de nombreux sites utiliseront dans un futur proche l'authentification OpenID.

Les technologies alternatives Google et Microsoft ont de leur côté du plomb dans l'aile. L'initiative de Google permettant d'utiliser l'adresse gmail comme identifiant pose le problème du fournisseur unique d'identité. Avec OpenID, vous pouvez choisir un hébergeur d'identités parmi ceux disponibles, et généralement avoir plusieurs profils en fonction du site sur lequel on s'identifie.

Ne parlons pas de passport.net, la "solution" de Macrosoft, solution 100% propriétaire et 100% fermée, comme d'hab' dans les logiciels signés Bill.

A ceuzécelles qui n'ont pas encore leur Open ID, je recommande vivement de se magner. Côté engouement, le phénomène rappelle Google mail et MSN pour lesquels il faut beaucoup d'imagination pour trouver un alias disponible représentatif de votre blaze.

Raaah, j'veux ça


Ras le bol de suer et de perdre deux heures de vie par jour dans le métro/bus. Je vais casser ma tirelire et reprendre une moto, histoire de me rappeler ma jeunesse pas si lointaine et de diviser par 4 le temps de transport d'un point à un autre de la région parisienne.

Je commence à chercher dans les occasions récentes ce que je pourrais trouver correspondant à mes goùts et mon pouvoir d'achats. Après un grand "boof" consécutif à l'exploration des catalogues actuels de trails urbains ou de "gros" scooters (vers 500cc), mes ballades m'ont mis sur le chemin de ceci :

Une BMW 650 de type trail urbain, avec une transmission à courroie. Tout ce qui me plaît : un look sympa mais classieux et loin du matuvu, la bonne puissance pour une bécane à vocation urbaine et pouvant faire un peu de route, et une transmission par courroie (ras le bol de la corvée de graissage et tension de la chaine).

Hélas, la bête semble ne plus être au catalogue du constructeur. Les modèles de remplacement ont abandonné la transmission par courroie (pourquoi ?) et donnent dans le look soit "sportif" (défense de rire), soit le look franchement utilitaire.

Quelqu'un connait-il le nom de ce modèle (qui n'apparait nulle part sur la carrosserie). Si un visiteur reconnait sa bécane, merci d'avance de me le faire savoir.

mercredi 19 septembre 2007

Baffrons...


Un bistro qui ne paie pas de mine, les pochetrons du quartier au comptoir, une ambiance acoustique de type hall de gare, mais...

Le Baribal est bien le meilleur restaurant à viande de ce côté de la seine. Plats aussi goûteux que copieux, à se faire dilater la panse, de même que les entrées et les desserts. Il faut s'être mis préalablement à la diète (et consécutivement aussi comme vous vous en rendrez compte) si vous tenez à enchaîner entré, plat de résistance et dessert.

Les angoissé(e)s de la calorie pourront également trouver leur bonheur (poissons, épinards, ...).

Les plus craquants, qui me font saliver sur le clavier :

  • La côte de bœuf
  • Le filet de bœuf
  • La sole meunière
  • Le confit de canard

Un plus pour les noctambules : si les crocs vous démangent nocturnement, l'établissement vous accueille jusqu'à minuit et demie, parfois une heure du mat' si votre tête, comme la mienne, attire la sympathie du personnel de l'établissement.

Si vous comptez arriver à plus de quatre aux heures de pointe, je vous conseille de réserver et d'arriver à l'heure, surtout si vous êtes non fumeur.

Et si, comme moi, vous trimbalez souvent avec laptop dans la poche, une connexion WiFi libre est disponible.

La douloureuse : comptez laisser environ 30 € par personne, boisson comprise

Le Baribal
186, rue de Vaugirard
75015 Paris
01 47 34 15 32

dimanche 16 septembre 2007

Historiquement correct


Un excellent bouquin que mon poupa m'a prêté... Comme je ne suis pas très en verve en ce moment, je vous fais un très original copier/coller du quatrième de couverture.

Partir du présent pour juger le passé au lieu de le comprendre, voilà ce qu'est l'historiquement correct. L'histoire devient un écran où se projettent nos passions contemporaines, où l'on multiplie anachronismes et jugements de valeur.

Ce livre entend remettre les pendules à l'heure en rappelant des faits oubliés ou dissimulés : la violence et l'intolérance également partagées au temps des guerres de Religion, la haine anticléricale des années 1900, pendant de l'antisémitisme, ou encore l'extrême complexité de la France des années 1940 ou de la guerre d'Algérie. On verra ainsi que le mal n'est pas toujours où l'on dit, le bien pas toujours où l'on croit.

Même si Jean Sévillia ne cache pas ses sympathies politiques, il expose dans son ouvrage essentiellement des faits historiques entre l'époque féodale et la guerre d'Algérie en passant par la Révolution, et démonte les arrangements idéologique et les divers travestissements qu'en ont fait les très médiatiques maîtres à penser issus généralement de l'après 68.

Histoire de ne pas lire l'histoire avec les oeillères manichéennes qu'il est incorrect de soulever, et rappeler les vérités de l'histoire de notre pays où tout n'est pas histoire de la lutte du bien contre le mal.

Pour les ceuzécelles qui veulent se le procurer :

Historiquement correct
Jean Sévillia
Collection Tempus - Editions Perrin
ISBN : 2-262-02497-9